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euphori@
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« le: Mars 06, 2007, 16:43:46 » |
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bon, je me vois dans l'obligation de faire un topic sur les style vestimentaire/musicaux car apparement il n'existe pas encore...
ce sujet n'a pour but que d'arreter les amalgames...
skateur:
La récupération par les médias de l'image de la planche à roulettes et la profusion des marques de skate (Black label,Blind, DC, DVS, Element, éS, etnies, Flip, Girl, Globe, Independent, Matix, Osiris, Spitfire, Venture, Volcom, WESC, World Industries, Zero, et tant d'autres) a également fait du "style skateur" une mode à part entière. En effet, les habitudes stylistiques des adeptes, issues des cultures populaire californienne et urbaine américaine, se voient reproduites par une multitude de jeunes, la plupart n'étant même pas intéressé par la pratique du skate. Cette nouvelle génération est vue d'un drôle d'oeil par certains véritables skateurs, qui les qualifient alors de frimeurs ("poseurs" ou "pseudos"). Ce style s'étant développé en mode, l'attirail vestimentaire des skateurs coûte cher, ce qui mène quelquefois à des situations où seuls les "poseurs" portent réellement des habits de skate, tandis que les pratiquants n'en voient pas forcément l'intérêt. Mais il ne faut pas voir là -derrière une imitation désœuvrée ou une reproduction ridicule. La récupération de cette mode est une façon de montrer son adhésion à une philosophie, plus encore qu'à une discipline en soi. L'esprit du skateboard a donc beaucoup inspiré la nouvelle génération, devenant un phénomène de société, et une référence parmi les jeunes.
Concrètement, et depuis une dizaine d'années, le style skateur est caractérisé par des vêtements amples. La préférence est ainsi donnée aux t-shirts longs et aux pantalons "baggy" (descendant sous les fesses et laissant apparaitre le caleçon). Les chaussures de skate, quant à elle, sont très particulières. Conceptualisée pour tenir au mieux sur un skateboard et s'abîmer le moins possible, elle sont grosses et présentent des lacets épais. Toutefois, les marques de chaussures de skate font aujourd'hui des modèles plus discrets ou plus classiques, symptomatiques de l'adoption du style skateur par des gens ne pratiquant pas. Toutefois les pantalons serres style "PUNK" reviennent a la mode ainsi que les blousons en cuirs. Le skateur Corey Duffel en est l'exemple.
La musique D'un point de vue musical, il n'est pas possible de stéréotyper l'univers du skateboard. Si certains prétendront que les skateurs apprécient surtout les musiques de la « street culture » américaine (hip-hop, rap), d'autres ne pourront que s'insurger devant cette affirmation. La culture musicale qui se trouve derrière le skateboard est le résultat d'une longue évolution, et est ainsi très diversifiée.
Issu du surf, discipline à la culture profondément Rock'n'Roll, le skateboard s'est ensuite développé dans la rue, sur des rythmes de hip-hop ou de rap. Il n'y a donc pas de généralité absolue à faire. Le hip-hop est récupéré pour son appartenance à la street culture américaine, tandis que le rock rappelle l'euphorie des débuts. Toutefois, en Europe particulièrement, le rock et ses dérivés — punk, metal — semblent supplanter le hip-hop dans le monde du skateboard, ce genre de musique étant associé au "style skateur" (voir point précédent).
La musique (dans les vidéos) a souvent une influence sur les jeunes skaters, qui parfois découvrent et s'ouvrent vers un nouveau genre musical. La musique de chaque part (section de vidéo), étroitement liée à l'image du skater et de la marque, influencent certains jeunes qui se mettent à s'habiller comme le skater qu'il aime bien et à écouter la même musique.
punk:
L'expression punk reste associée aujourd'hui à la période 1976-80, incarnée par les Sex Pistols, The Clash, The Damned, X-Ray Spex, The Ramones entre autres et à une nouvelle forme d'énergie, d'esthétique et de radicalité prenant le pas sur la contestation hippie de la décennie précédente.
En angleterre,Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols comme l'initiateur machiavélique et secret du mouvement. On note aussi l'influence du mouvement situationniste et du mouvement Dada dans l'esthétique et l'activisme punk, dominés par une économie de moyens et un sens aigu de l'auto-dérision. Ces courants ont marqué l'avant-garde du mouvement punk britannique, avec les Sex Pistols et leurs "satellites" : le Bromley Contingent (leur cercle rapproché), la boutique Sex de Malcolm McLaren et de la couturière Vivienne Westwood,Jordan, "créature" travaillant pour eux, The Flowers Of Romance, etc. Le couple McLaren-Westwood a su habilement faire des Pistols, dont ils se chargeaient de confectionner les tenues, leurs ambassadeurs les plus médiatiques, posant ainsi les fondations de l'apparence punk telle qu'elle reste ancrée dans la culture populaire.
Dans d'autres domaines artistiques, le graphiste Jamie Reid, proche des situationnistes, avait précédemment travaillé dans les revues Suburban Press et King Mob. Les pochettes de disques, dans les mains des graphistes punks, servent d'instrument de détournement des valeurs sociales et de la culture populaire comme la pochette du disque des Dead Kennedys Bedtime for Democracy.
Pourtant la petite histoire a surtout gardé du punk des symboles : les épingles à nourrice utilisées comme bijoux, les coupes de cheveux extrêmes et colorées comme la Crête Iroquoise (mohawk en anglais), le piercing (souvent avec des épingles à nourrice), le tatouage et la réappropriation « artistique » des vêtements de masse. Après le punk pauvre est apparu le « punk chic », recyclage commercial et industriel de ce qui en 77 s'inventait dans la rue.
Au-delà du nihilisme prétendu ou affiché, le punk est un mouvement assez largement créatif et solidaire, un mouvement qui en profondeur semble avoir posé les bases de différentes alternatives sociales et économiques, qui ont parfois réussi à durer.
La scène punk s'est exportée mondialement, a créé une scène propre avec ses labels (Rough Trade, Factory, New Rose, Bondage Records...) et concerts alternatifs autogérés. Les groupes punk alternatifs comme Bérurier Noir ou Crass ont imposé des places de concert moins chères, les Travellers ont inventé des modes de vie alternatifs, le mouvement des squats alternatifs est également issu de l'autonomie active voulue et animée par l'esprit originel du mouvement, qui cherche d'abord à vivre autrement et remet en question le mode de vie bourgeois traditionnel.
La vague punk a vu naître également une presse underground et parallèle, les fanzines créés par des amateurs. Aux États-Unis parmi les plus connus : Maximum Rock'n'Roll et Flipside, au Royaume-Uni Sniffin'Glue, en France New wave (réapparu en 2004), On est pas des Sauvages, Hello Happy Taxpayers, etc. Chaque scène locale a eu au moins son fanzine édité avec des informations, un graphisme différent, des entrevues avec les groupes locaux ou en tournée. Le magazine Factsheet Five a énuméré et chroniqué les milliers de publications underground des années 1980 et 1990.
grunge:
Le grunge n'est pas tant un style musical qu'une atmosphère particulière qui connut sa médiatisation à Seattle avec le groupe Nirvana, au début des années 1990 ; musicalement, le grunge pourrait être qualifié de « rock énergique », tendu, avec de la distorsion. Mais ce qui réunit peut-être le plus les différents groupes de rock ainsi désignés est l'expression exacerbée dans les textes comme dans les compositions de leurs chanson d'un mal-être profond, d'une absence de repères dans la société américaine du début des années 1990, un repli sur l'individu en butte avec la société, criant sa rage, fuyant dans les drogues ou flirtant avec l'idée de mort : des thèmes omniprésents dans les chansons de Nirvana, Alice In Chains ou dans une moindre mesure Pearl Jam. Le grunge a également été perçu comme la musique d'une génération, parfois qualifiée de "X generation". Le label indépendant Sub Pop a permis de diffuser localement des groupes comme Melvins, Pearl Jam, Soundgarden, Mudhoney, Tad, Swallow, Dickless, Green River, Alice in Chains, Screaming Trees ainsi que quelques groupes féminins tel que L7, Babes in Toyland, Lunachicks ou encore Hole, bien avant que les majors s'y intéressent.
Ce mouvement s'est également développé au même moment sur la côte est des États-Unis, notamment à Boston (Massachusetts), avec notamment des groupes comme Dinosaur Jr, Sebadoh, Throwing Muses, The Lemonheads, The Breeders, Pavement, Sonic Youth et surtout les Pixies, ou encore à Chicago avec les Smashing Pumpkins. Il est à noter l'influence de Sonic Youth dans la médiatisation de Nirvana.
Le grunge fut également suivi du mouvement du "post-Grunge", représenté par des groupes comme Foo Fighters ou Silverchair.
le mot"grunge"signifie "mycose des pieds" en anglais ,référence au son "crade" bien particulier à ce style de musique.
Les références musicales de ces groupes sont variées : depuis le rock psychédélique (Pink Floyd, The Doors, Jimi Hendrix, Neil Young), la musique punk et post-punk (Sex Pistols, Television, The Ramones, Sonic Youth, Killing Joke), la musique Folk américaine, le hard rock ou le heavy metal, etc.
Le mouvement grunge a en quelque sorte servi de pis-aller lorsqu'il a été rattrapé par l'industrie du disque, à une période où le marché était en baisse.
En bande dessinée, le mouvement grunge est représenté par Peter Bagge avec Haine (Cupula Éd. 1998, Barcelone).
En littérature, l'œuvre de référence sur cet esprit « slacker » est Génération X de Douglas Coupland.
Le cinéma a également dépeint la vie quotidienne et l'esprit grunge qui régnait à Seattle au début des années 1990 dans Singles de Cameron Crowe (1992). La bande originale de ce dernier comporte de nombreux morceaux des groupes grunge et le film propose des extraits de concerts en club d'Alice In Chains et de Soundgarden.
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